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Les plastiques, pas fantastiques ;-(

Bonjour,

Nombre d'articles et reportages présentent depuis quelques années les dangers réels que présentent pour la santé bisphénol A, phtalates et autres substances diverses et variées contenues dans certains plastiques.

Sachant que, pour certaines, les premières études remontent aux années 30  et mettent déjà en avant des risques sanitaires, pourquoi n'y a-t-il aucune mesure concrète prise pour protéger les consommateurs ? Oui, aujourd'hui, après toutes ces decennies sans réaction, on change enfin la composition des biberons et autres récipients pour bébé. Il serait temps ! Et que dire des contenants alimentaires et objets en plastique que nous utilisons tous les jours : bouteilles, emballages sous vide, récipients destinés à la cuisine et la cuisson, jouets, etc, etc...

Encore un scandale de santé publique, encore une fois, les intérêts économiques et financiers passent avant l'humain !

Commentaires

Les sacs en plastique, pas terribles effectivement (et pleins de vide).

S’il n’y avait que ça !

Je fais appel à mes souvenirs concernant LA bouteille en tant que conditionnement.

Il n’y a pas si longtemps, à l’époque des francs, les bouteilles de verre contenaient du lait, du vin, des jus de fruits etc. Mais nous étions tenus de les rapporter : elles étaient consignées à 20 ou 30 centimes de franc, histoire de nous responsabiliser et de nous les faire ramener à l’épicerie, aux revendeurs.

Cela avait un avantage : nous n’avions pas à les casser pour les refondre afin de les recycler. Elles étaient simplement lavées et recyclées de fait. Si certaines personnes refusaient de les rapporter, c’était à « leurs frais », et puis les clochards ou les enfants pouvaient les récolter, les rendre à l’épicier et , avec cette menue monnaie des consignes cumulées, se payer un sandwich, une boisson… des bonbons.

A la critique de la raréfaction des bouteilles de verre, les industriels, commerciaux ou autres personnes de bon sens, nous ont opposé un argument de taille. D’ailleurs il était bien question de taille, enfin... surtout de volume.

Un schéma simple vaudra peut-être mieux qu’une longue explication.

Si je prends un litre de lait conditionné à l’ancienne, et que je le multiplie par 6 (ou 12), et que je fais de même avec un conditionnement sous forme de briques , cela donne quoi ?

Oui, là je comprends bien qu’il y a gain de place. Cela limite le stock en volume, cela permet aussi d’en transporter plus par camion pour l’acheminer sur les lieux de vente.

Donc, c’est bien.

Le premier effet de la suppression de la consigne a été pour le consommateur que le prix du liquide et de son contenant baissait sensiblement… du prix de la consigne au moins.

Sur le coup, il me semble que cette baisse sensible (et symbolique) et la fin de cette corvée de « livreur rapporteur » de bouteilles consignées ont fait que tout le monde s’en est trouvé avantagé, délivré !

Oui mais alors, si mon schéma démontre dans un premier temps par l’image que nous avions tout intérêt à passer de la bouteille à la brique, où est la logique de ces autres conditionnements ?

Transparent ici ..... et moins transparent ci dessous ..... du volume vide dans les 2 cas.

Où est la logique cette fois-ci ? Ce que l’on avait gagné en volume avec la brique, on le perd ici, sur cet exemple d’aliments pour chats ( et il y en a tant d’autres !)

Personnellement je vis à la campagne depuis peu.

Actuellement dans ma commune, on me donne en mairie deux types de sacs :

L’un est vert, pour les déchets verts ou « biodéchets ».

L’autre est rose, pour les « ordures ménagères résiduelles ».

La première chose que je vous fais remarquer est la taille des sacs vides, ce qui est déjà en soi révélateur de nos modes de consommation.

La deuxième chose, c’est qu’au bout d’une semaine (chez moi passage des éboueurs uniquement le lundi) j’ai en moyenne 1 sac vert pour 3 sacs roses.

Je ne vous fais pas la coupe du sac vert…. Il est rempli d’épluchures, de restes organiques, qui s’entassent et se tassent ….. Bref, il est plein.

Plein de rien d’ailleurs aujourd’hui, car je n’utilise plus du tout ces sacs verts. Je fais comme beaucoup de gens dans nos campagnes : un composte pour mes cultures, modestes.

Inspectons le sac rose maintenant (sur l’illustration également un sac noir. Oui je sais, il y a des choses qui ne devraient pas figurer dans mes 2 sacs rose et noir, mais pas toujours facile de faire un tri

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Nous payons le ramassage des ordures.

Les éboueurs passent donc pour ramasser ces relativement nombreux sacs roses, relativement pleins d’ailleurs, comme mon schéma précédent le montre.

 

Revenons-en à mes bouteilles maintenant. Elles ne sont plus ramassées. Me voilà donc contraint , comme beaucoup, de les stocker, de les charger dans ma voiture pour les ramener “ à mes frais » dans les bennes prévues à cet effet : Recyclage du verre.

Ouvrons la brique de lait que nous sommes censés ramener également. Que contient-elle ?

Pas seulement du carton, mais de l’aluminium, des alliages .... (fabrication ? recyclage ? Energie ???....)

Au bout du compte, à bien y réfléchir et si c’était à refaire, je préfèrerais ramener mes consignes à l’occasion d’une visite chez l’épicier, parce que là- quand même- j’ai l’impression de m’être fait un peu avoir…. « Toute peine mérite salaire » dit le proverbe . cela veut bien dire qu’on doit généralement être rémunéré pour un travail ?!

Or, je paye comme tout le monde le ramassage de mes ordures que j’effectue en partie pour le tri, et que je transporte en partie aussi, en rapportant mes consignes, mais cette fois ci “à mes frais », frais de carburant notamment !

Il y a aussi les cartons de grandes tailles qu’il faut mettre en pièces, les cartonnettes comme on dit, les bouteilles et autres emballages en plastique, polystyrène etc. On m’a pourtant bien donné des combines comme apprendre à compresser mes bouteilles d’eau minérale :

Mais là ça va aller, j’ai autre chose à faire aussi !……

Pour conclure, à une époque où l’on vous conseille de réduire vos déplacements, de faire un effort pour la planète, où est la logique (encore) qui veut maintenant qu’usagers et consommateurs, auxquels il faut ajouter les éboueurs, se trouvent ensemble à consommer beaucoup plus de carburant que nécessaire (les usagers / consommateurs étant bien plus nombreux que les éboueurs, n’est-ce pas ?)

Prenons conscience- si l’on observe mes images-que c’est justement ce que nous ne souhaitons pas à outrance dans nos produits de consommation courante qui nous coûte le plus, et que bon nombre d’industriels de la nourriture ou autres gonflent toujours plus nos ardoises avec du vent, du vide….. (contenu dans les dits emballages en plastique ; ce vide qu’eux-mêmes tenaient tant à économiser en faisant prévaloir leurs briques sur la bouteille.

Reno Ditte