Lettre ouverte à ceux qui nous dirigent et à ceux qui souhaitent diriger la France,
En ces temps de campagne, j’ai envie de manifester mon incompréhension et peut-être même ma colère face à ce qu’il se passe pour la plupart d’entre-nous :
Au premier janvier, la SNCF a augmenté ses tarifs de 3,2%, le gaz de 4,4%, l’électricité passe de 4,5 euros par MWh à 7,5 euros par KWh, les cotisations mutualistes ont augmenté également, les cotisations sociales aussi... le chômage également. Et je ne parle même pas de la TVA sociale dont la mise en place effective est prévue pour octobre 2012 (+ 1,6%) ...
Par ailleurs, le budget des dépenses du service d’information du gouvernement (SIG) est passé de 4,9 millions en 2007, 16,5 millions en 2010 et près de 20 millions en 2011 et 2012. Avec un montant de 362,2 millions d’euros en 2012, le budget de Matignon est plus de trois fois supérieur à l’Elysée (118,2 millions d’euros), en hausse de 12,2% par rapport à celui de l’année précédente (Le Monde du 1er février 2012).
Même la superficie de l’appartement de Monsieur FILLON augmente ; il « dispose d’un appartement de 7 pièces pour une surface totale de 309,72 m² » (Le Monde du 1er février) alors qu’à l’époque Monsieur DE VILLEPIN occupait un appartement de 90m² quand il était Premier ministre.
Eh oui, tout augmente !
En revanche, si je fais mes comptes, mon abonnement de train mensuel passe de 29 euros à 29,40 euros, ma carte navigo mensuelle de 101,10 euros à 102,70 euros (ce qui ne fait qu’un manque à gagner de 2,09 euros... dérisoire, me direz-vous). A cela, j’ajoute une hausse de certaines cotisations, qu’il serait fastidieux d’énumérer... Bref, en janvier 2012, en comptant les 2,09 euros de dépenses supplémentaires pour le transport et la hausse des cotisations s’élevant à 25 euros, mon salaire mensuel a baissé de 27,09 euros ( je ne compte pas l’augmentation de tarifs de la mutuelle, puisque c’est un choix personnel ) . Je constate que ce qui n’augmente pas, sont : mon salaire et donc mon pouvoir d’achat sans parler du « panier de la ménagère » !
Je veux bien faire des efforts parce que « c’est la crise » et qu’il faut réduite la dette. D’ailleurs, de quelle dette s’agit-il ? Simplement le fameux « travailler plus pour gagner plus » devient aujourd’hui « travailler plus pour gagner moins ! » et pour certains d’entre-nous, « travailler moins pour gagner encore moins » !
Pourquoi, Mesdames et Messieurs qui avez des responsabilités politiques importantes, ne donnez-vous pas l’exemple ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses.
Commentaires
A la lecture de votre longue litanie concernant la lente et inexorable érosion de notre pouvoir d'achat... il me vient une idée saugrenue.
Quel politicien aurait le courage de proposer l'abolition de l'impôt sur le revenu ?
Il ne représente que 17% des recettes soit environ 50 millions d'euros ...contre 30 millions pour les taxes sur les carburants.
Un Français sur deux ne le paie pas.
Sa collecte coûte cher : impression et distribution de ces fameuses feuilles d'impôts, entre autres...
Son remplacement par quelques légers rabotages sur les niches fiscales, un saupoudrage de quelques points de plus sur les diverses taxes (hors produits alimentaires de base) rendrait cet impôt si impopulaire "dilué" et compensé dans des dépenses courantes. Il ne "paralyserait" plus financièrement des contribuables à échéance des tiers provisionnels ou prélèvements mensuels.
Libérés de ces échéances contraignantes, les contribuables relanceraient la consommation, les secteurs automobile, électroménager entre autres ne s'en porteraient que mieux...
Les chiffres sont sans doute à affiner..
Il y a quelques années, étant mensualisé et ayant eu des prélèvements surévalués pendant 7 mois, j'ai eu la bonne surprise de ne plus rien avoir à payer pour le reste l'année... et bien, j'ai "allègrement consommé" : achats électroménager, informatique, travaux domestiques... que je n'aurais jamais envisagés en économisant pour payer mes impôts...
Suggestion comme çà, en passant...
Je ne suis ni économiste partisan, ni donneur de leçon...
Un peu de bon sens ...et beaucoup de courage, Messieurs les Politiques !!!